Amélie Hazard

Identité de marque

Fascinantes de précision, les vitrines du Musée d’Histoire Naturelle de New York consacrées à la faune nord-américaine font voyager d’une côte à l’autre du continent. En quelques heures, j’ai traversé steppes et forêts, du petit jour au crépuscule. La lumière enveloppe les paysages et les créatures en magnifiant le voyage d’un bout à l’autre.

Le principe est de rendre à l’animal son air vivant, grâce entre autre, à une talentueuse approche de la couleur. Le résultat est d’un tel réalisme que la différence avec la réalité s’efface complètement.

Au-delà de ce traitement sur les animaux, la scène se compose d’amorces de végétation et de petites bêtes au premier ou second plan. Selon l’angle d’observation ces détails se révèlent plus ou moins. La fuite vers de lointains horizons, traitée en peinture dans une parfaite perspective et remplie d’harmonieux détails, prolonge le parcours visuel comme dans un rêve.

La façon dont ces immensités sont mises en boîte est extraordinaire. L’observation de l’installation nous invite à ressentir l’espace. Tout y est si subtil et délicat, rien dans notre esprit n’est appelé à refuser cette imitation du réel.  On aurait pu observer un combat d’élans sur fond gris et en-soi trouver ça pas mal du tout…

Quelle bonne idée de collaboration avec la nature.

Ces mises en scène sont protégées par un toit en verre que l’on aperçoit en rasant la vitrine et en regardant vers le haut. L’éclairage nuance l’ensemble de la scène avec beaucoup de douceur tout en créant du relief. Subjuguant vraiment.

Une autre aile du musée est consacrée aux océans. La notion d’altitude et ce niveau zéro de la planète que j’avais tant de mal à me représenter à l’école… merveilleusement illustrés par ce point de vue. Un enchantement ce petit tour.