Amélie Hazard

Graphic design & Communication 360


Lorsque je suis arrivée, la bataille avait déjà commencé.
Y’avait ceci dehors, qui ne rentrait pas dans la baraque, j’adore le gars dont la vocation ne s’est pas laissée entraver par le côté pratique de l’histoire. Ça m’a renvoyé un truc direct car je venais d’attacher mon vélo en détestant mon sac d’ordi qui m’embarrassait.

Et tout à coup la rencontre de deux mondes séparés par une ou deux décennies.
J’accueille ce soir une sorte de concert privé, je ne connais rien de la programmation et très peu de la liste des invités.
Très séduite par ce concept contemporain de musique de chambre, je me suis lancée dans l’aventure, à savoir recevoir 70 personnes chez moi un soir de semaine en arrivant tout juste pour entendre les musiciens s’échauffer.


Yes, c’est le squat.

Ces présences anonymes… y’a un truc sympathique que j’ai du mal à définir. L’ambiance monte, la maison se remplit et soudain la voix d’Élise Mélinand.

Une découverte donc. Elle est tellement douce, on dirait un bébé heureux au micro, ça nous cloue tous plus ou moins sur place, c’est très beau.
Et quelle beauté dans cet instant, celui de découvrir ensemble, moi et mes invités inconnus, ce petit son alternatif. J’ai senti comme un truc qui fédère et qui rend heureux.


C’était joli à regarder aussi.

Elle c’est Liz Green, voici une petite track.

People in the house comme on dit, écoutant Liz Green et sa bande d’Anglais de Manchester.

Et pendant que j’étais toute ouïe, mon regard se posait sur des petits détails…






J’entends par étonnant le fait que cette promiscuité, cette invasion pour être exact, fut bien chaleureuse.
C’est très plaisant d’inverser les mécanismes habituels.

C’est peut-être aussi ce qu’a dût se dire ce musicien de Erevan Tusk  en choisissant son instrument.
Sofar, qui signifie « Song from a room », sacrément belle idée.