Amélie Hazard

Graphic design & Communication 360


C’est vrai que j’avais mal au cou en rentrant.

Mon quartier s’avère être une intarissable source de messages fondamentaux quand on lève la tête, des petits mots perchés, mais pas des paroles en l’air.

Ces mots surprennent par leur force au début, on doit chercher un peu le rapport, surtout le dimanche, quand tous les rideaux sont tirés…

Mais au bout d’un moment on s’en moque, rapport ou pas, le message est là.






Ma parole, le moral de ces commerçants est épatant…

Ça vaut vraiment le coup de les prononcer tout bas, pour soi… Le concept se situe entre le jeu de mot et l’écriture phonétique, j’aurais tant voulu participer au brainstorming.




Quelle spontanéité. Cette imagination débridée n’est manifestement soumise à aucune censure. Cela crée un petit monde à part dont l’identité possède une force. Je crois en la sincérité de ces enseignes, il y a beaucoup de rêve à la base et c’est positif.

J’avais bien dit que je ne louperai pas une occasion de la relever là où elle crèverait les yeux.

Cette vitrine est intrigante. On ne voit jamais ce qu’il se passe derrière les mannequins, à l’intérieur. C’est certainement fortuit mais ça fait louche avec le nom. Et ces tenues grises et noires, passe-partout avec la plante d’intérieur, on dirait un cabinet d’espionnage.

Parti pris enseigne discrète démultipliée. Et cet autre jeu de lettres très en vogue, la mise en initiale : JO pour jus d’orange. FAS pour…


Selon les rues, les champs lexicaux diffèrent. Par endroits, on trouve ce type de chose :



Il y a décidément des mondes parallèles.

Toutes ces silhouettes, tout ce tissu, toutes ces créations, la fabrication et ce réseau tentaculaire de dif-fus-ion! L’agitation, les galères, les livraisons, c’est le Sentier, forcené face aux limites de l’urbanisme. Il se donne la force d’exister en affichant toujours plus grand avec tant de coeur à l’ouvrage…



Tout en se faisant parfois rattraper par une réalité poignante.

Tenez bon les gars, mais LovePink en face de chez moi, c’est une vacherie.