Amélie Hazard

Graphic design & Communication 360


Quelle aubaine, une réunion de galeristes sous la coupole du Grand-Palais, il eut été dommage de louper ça.
C’est drôle pour l’esprit de passer du coq à l’âne des styles en vaquant selon les abscisses et les ordonnées du plan.
Ce plan était d’ailleurs parfait, de taille raisonnable, invitant à le sillonner minutieusement du fait justement que rien ne m’a semblé regroupé selon des critères évidents.
Alors voici, ce qui m’a attirée aux multiples détours des arrêtes des nombreux stands blancs réfléchissant la lumière filtrée par la verrière, légèrement aveuglante et responsable des énormes reflets sur tous mes petits clichés…


Ce montage évoque nostalgie de ces petits styles impeccables, diversité ethnique dans la cour de l’école…
La très légère disproportion des visages montés sur des cous un peu épais ne laisse aucun doute sur le processus mais il est tout de même assez subtil pour se faire oublier et me laisser à la comparaison de ces époques croisées.



Petits dessins de Van Dongen et Wesselmann, tellement rafraîchissants et plaisants à contempler sous la chaleur de la verrière.


Alors là, je fond littéralement. Je rase le mur servant de support à ce grand tirage de Erwin Olaf. Tout y est si subtil, et ce détail du bébé phoque imprimé sur le tee-shirt plié qui sort son petit museau de la valise… et c’est si petit dans l’image! cute.


Un autre détail photo… ça fait tout drôle, j’ai porté ces chaussures tellement longtemps, un soir tard la semelle s’était décollée, je traversais le hall d’un hôtel vraiment très chic à NY, et je commençais à faire un boucan pas possible avec cette semelle qui claquait… bref, au-delà de l’adoration que je porte à ce modèle, voici la photo de Eric Weeks que je trouve sublime :


Cette peinture est de Anna-Lisa Unkuri. Je suis immédiatement séduite par les couleurs, les tâches de bleu (en fait aujourd’hui, mon vélo, mon sac à main, mon pull, et mes cartes de visite étaient de cette exacte couleur. J’ai même croisé quelqu’un en chemin qui m’a demandé si je n’en faisait pas un peu trop… et elle parlait juste du sac et du vélo). J’aime aussi la forme des chaussures de gauche, et les rayures des jupes. Et le titre c’est « Apprenons à être courageuses », j’adore.


Malick Sidibé. Je vénère les wax africaines et la profusion de motifs.


Dessin de Francis Picabia, pour moi il est urbain ethnic chic, , et encore ce bleu qui me suit partout!


Un gros plan sur une oeuvre en tapisserie. La précision du tissage défie la loi du temps. On comprend que la séparation des couleurs est probablement numérique, certaines zones très petites sont tissées dans le sens inverse, ou avec des épaisseurs variables, avec une trame qui varie… c’est très incroyable!



Ça mesure presque 2 mètres sur deux. L’artiste s’appelle Hung Liu, la galerie est à Hong Kong…
Mon truc le plus haut placé sur l’échelle d’époustouflance.